La genèse des acides de fruits

Le Laboratoire NeoStrata s'est intéressé à une découverte scientifique majeure : les acides de fruits, et nous a adressé un dossier dont nous avons extrait l’histoire de cette découverte.

Dans les années 70, l’univers de la cosmétique a vu apparaître des molécules d’un genre nouveau. En pleine révolution musicale, informatique, électronique et médicale des 30 Glorieuses, la rencontre de deux chercheurs  changé à jamais le monde de la dermatologie…

Quelle rencontre ? Celle de deux dermatologues américains de renommée internationale : Eugène Van Scott et Ruey Yu, les « pères » des acides de fruits. Après avoir mené de longs travaux de recherche sur les AHAs, les deux
dermatologues publient de concert, en 1974, des études scientifiques démontrant les bénéfices incroyables des acides de fruits sur la peau.

Ces actifs, jusqu’alors inconnus en dermatologie, se sont révélés très efficaces pour résoudre les problèmes dermatologiques, comme l’extrême sécheresse ou l’acné, ainsi que dans le renouvellement cellulaire d’une façon plus générale.

 

INTÉRÊT DES AHAS
• Anti-âge : AHAs, AHAs + rétinoïdes, AHAs +protection solaire.
• Sécheresse cutanée, ichthyose : AHAs.
• Problèmes cutanés de pigmentation : AHAs.
• Acné : AHAs, AHAs + prescription thérapeutique.

LES AHAS, DE PETITES MOLÉCULES AUX GRANDES AVANCÉES
Les AHAs sont des acides-alcools Alpha-Hydroxy Acides que l’on retrouve aussi bien dans le règne végétal (canne à sucre, agrumes, sorbier, raisin…), que dans le lait fermenté (acide lactique) ou sous forme de molécule de synthèse,
très utilisé dans les peelings.

Acides naturels encore appelés acide de fruit :
glycolique >canne à sucre

lactique>lait, tomate

malique >pomme

tartique >raisin

citrique >agrumes

mandélique >amande

Sur la base de recherches scientifiques poussées, les Drs Van Scott et Yu ont ainsi découvert qu’au contact de la peau les AHAs :

• Affaiblissaient la cohésion des cellules inférieures de l’épiderme (les cornéocytes), favorisant ainsi la desquamation, et par conséquent le renouvellement cellulaire.

• Engendraient une augmentation de l’élasticité de la couche cornée, améliorant
l’hydratation et l’élasticité cutanées, grâce à un fort pouvoir hydrophile.

• Stimulaient la production de collagène, permettant d’augmenter la densité et la tonicité de la peau.

Depuis cette découverte, les recherches cliniques les plus pointues et les plus innovantes des Drs Van Scott et Yu ont confirmé l’intérêt des hydroxy-acides pour améliorer l’état de la peau.

À la veille des années 90, période charnière où l’univers de l’esthétique a été bousculé par des avancées techno logiques en tout genre, NeoStrata a ouvert la voie aux premiers cosméceutiques. Le laboratoire a ainsi apporté sa pierre à l’édifice des évolutions dermo-cosmétiques, en développant les premiers soins hautement concentrés en acides de fruits (AHA), adaptés à chaque type de peau, à chaque condition cutanée, aussi bien pour les professionnels que pour le grand public.

CONCLUSION
Depuis les années 70, les peelings ont largement trouvé leur place dans les routines beauté les plus exigeantes. Cette technique «chimique» superficielle de desquama tion et de stimulation cellulaire, ultra safe et totalement contrôlée, a rapidement convaincu les beautystas les plus pointues, soucieuses d’améliorer leur qualité de peau.

En somme, le peeling a révolutionné la dermatologie grâce à son action expresse sur les méfaits du vieillissement prématuré, les imperfections, les cicatrices, ou juste la bonne mine.

 

article publié dans l’édition de juillet / août 2019 LNE119

Cléopâtre précurseur ? Bien avant les Drs Van Scott et Yu, la reine d’Égypte avait pressenti les effets bénéfiques « exfoliant » et « pro-renouvellement cellulaire » des AHAs sur la peau, en prenant très souvent des bains au lait d’ânesse concentré en acide lactique.